Accueil présentation du club vie du club agenda souvenirs de plongées bio
 






 

Un voyage à la Dominique : 1ère partie


lundi 30 juin 2003, par Marie-Claire

Un petit groupe de plongeurs du CRESSMA a décidé de partir plonger à la Dominique entre le 7 et le 11 mai 2003. Marie-Claire nous ouvre son journal de voyage et nous raconte leur aventure. 1ère partie de ce récit.


Michel, un soir sur l’Escapade, nous parle d’un voyage-plongée à la Dominique sur un long week-end.
L’idée fait son chemin. Nous n’avions pas, Jean-Jacques et moi, l’intention d’aller dans d’autres îles avant d’avoir visité un peu plus la Martinique. Mais, pourquoi pas ? Il faut profiter des occasions. De plus, Michel nous dit qu’il s’occupe de tout :contacts, infos et réservations. C’est cool !
Une douzaine de personnes sont intéressées. Mais, nous nous sommes retrouvés 4 en arrivant au port, ce mercredi 7 mai 2003.

mercredi
25 mn de retard seulement ! Le Caribbean ferries démarre. Installés sur le pont passager, nous voyons défiler la côte à grande vitesse.
« Au démarrage, il va déjà plus vite que l’Escapade ! » dit Philippe.
Quelques minutes après, nous sommes déjà à la Pointe des Nègres.
« Ah ! oui, il va vraiment plus vite que l’Escapade ! » renchérit Philippe.
Cela secoue un peu dans le Canal de la Dominique. L’hôtesse distribue les sacs plastique ! Nous apercevons une forme assez haute ; c’est déjà la Dominique. Le guide vert a bien raison de souligner que : « Surgissant de l’océan entre Martinique et Guadeloupe, la Dominique est l’île la plus montagneuse des Antilles, celle que les navigateurs apercevaient du plus loin. »

(JPEG)

Premières impressions en longeant la côte : une région montagneuse et verte, beaucoup plus que la Martinique, des bandes de plage et de côte étroites, les maisons groupées près de la mer.
Moins d’1 h 30 de traversée. Nous débarquons et nous astreignons à quelques formalités : « je soussigné ne pas avoir séjourné dans des pays à risque, ne pas transporter de produits alimentaires... »

Moïse Harrington, notre chauffeur nous attend. Il jauge nos bagages, mais la voiture est assez grande et à notre stupéfaction, tous les gros sacs de plongeurs entrent dans le coffre.
Conduite à gauche ! Cela fait drôle, surtout que les routes sont étroites, que l’on longe la falaise et que les voitures se croisent assez vite et se déportent dans les virages.
Explications de Moïse sur l’économie de l’île : 39% de chômeurs ; le relief est difficile, le climat incertain (cyclones) mais on trouve tout de même les cultures tropicales habituelles : café, cacao, agrumes, la vanille et surtout la banane et la noix de coco utilisée notamment pour la fabrication du savon et de l’huile.
La banane a été longtemps le commerce le plus rentable, mais dans les années 1990, la production et les exportations ont fortement diminué : perte du marché européen, l’Union Européenne ayant préféré des importations d’Amérique du Sud.
L’ouragan Lenny a également porté un rude coup à l’agriculture et la population agricole a diminué d’environ 40% en 5 ans.
Il y avait également production de canne, mais elle était trop pauvre en sucre.
Par contre, il y a une grosse production de savon et de dentifrice. La voiture passe devant l’usine Colgate-Palmolive. Et bien sûr, de la bière, la meilleure au monde, selon Moïse, la Kubuli (prononcer Coubouli).
Nous longeons la côte pour rejoindre l’hôtel pendant 25 mn. Les maisons construites à flanc de falaise sont sur pilotis.
Arrivée au Sunset Bay Club qui pratique une formule « tout compris » (all inclusive) : boissons, hébergement, restauration, sauna, piscine ...
Une charmante hôtesse nous accueille ainsi qu’Erwann, son compagnon, moniteur Padi.
Dégustation de la 1ère Kubuli à la terrasse du restaurant face à la mer avec Erwann qui nous propose le programme des 4 jours.

Jeudirendez-vous à 8h30 au club de plongée, à 2 pas de cette terrasse, juste sur la plage pour 2 plongées espacées d’une heure en face de l’hôtel
Vendredirendez-vous à 8h pour 2 plongées pas très loin
également pique-nique sur le bateau après avoir débarqué le matériel pour aller voir les baleines
plongée de nuit
Samedirendez-vous à 8h30 pour 2 plongées dans le sud
Dimanchedépart à 8h30 pour l’aéroport

Ok, le programme nous convient bien. Sauf la plongée de nuit, c’est beaucoup trop cher ! On essaye de marchander, mais Erwann dit que ce n’est pas lui qui fixe les tarifs. Il dirige le club de plongée, mais il est salarié car le club appartient à l’hôtel.
Erwann, breton comme son nom l’indique, est là depuis septembre 2002. Il est seul à s’occuper du club de plongée qui est bien équipé en matériel : bouteilles, compresseur, 2 bateaux et tout un stock de gilets, détendeurs et combinaisons. Mais il y a peu de clients ; nous serons les seuls plongeurs durant ce week-end.
La Kubuli, bière blonde légère, descend bien. Elle ressemble beaucoup à la Lorraine.
La fille des patrons belges, Katia, nous emmène visiter nos chambres. Ce sont des petits bungalows au milieu de la végétation. Les chambres sont jolies, avec de grandes salles de bain. Les lits d’une personne sont larges et les matelas bien durs et souples à la fois. Il y a un grand ventilateur, une terrasse avec tables et chaises et nos deux chambres sont mitoyennes.

Katia nous conduit jusqu’à la piscine parmi la végétation. Il y a des iguanes, perchés en haut des arbres, une jolie mare avec des nénuphars, un sauna près de la piscine et des marches qui descendent vers la rivière.

(JPEG)
(JPEG)

Cela nous semble pas mal. Il y a peu de clients en cette période, ce sera donc bien calme.
Une petite douche pour se détendre du voyage, une petite robe et nous rejoignons la terrasse pour nous rafraîchir avec un cocktail. Le patron belge Roger, qui est également le chef cuistot, fait la causette avec notre strasbourgeois Philippe. C’est lui et sa femme qui ont racheté tout le matériel d’un autre couple belge obligé de rentrer en métropole pour raison de santé. Ils ont aménagé l’hôtel et le club de plongée.
Le chef nous mijote un délicieux repas : soupe verte de poisson, gratin de cristophines, Booth (poisson local) grillé, riz ou frites, banana split ou dame blanche, vin blanc et Kubuli.
21h30, après ce bon repas et le voyage, les yeux se ferment. Un peu de lecture et nous voilà dans les bras de Morphée.
Nous sommes réveillés à 3 heures : c’est le déluge ! Cela dure jusqu’à l’heure du petit déjeuner, 7h30. C’est bien organisé !

jeudi
A 7h30, nous trépignons devant le restaurant. Trois jeunes femmes nettoient la terrasse. Il y a pas mal d’eau à racler avec toute cette pluie.
Nous en profitons pour regarder deux cormorans posés sur la toile du bateau de plongée. Ils s’envolent en déployant leurs grandes ailes.
Gros petit déjeuner à volonté : café, thé ou chocolat, pan cakes, crêpes, toasts confiture beurre, œufs brouillés ou plats, lard, fromage, fruits frais, jus de fruits frais. Avec tout cela nous allons pouvoir tenir la journée !

Il nous faut remplir les papiers « Padi », lister toutes nos maladies, signer pour décharger la structure en cas d’accident...
Le capitaine, Garbi, emmène les bidons de carburant sur une planche. Il ramène le bateau près de la plage, charge 11 blocs, car Erwann plonge avec nous.
Il nous montre sur une carte plastifiée les profils des deux sites du matin : Nose Reef et Rena’s hole, et nous embarquons.
Le bateau va vite et nous sommes en quelques minutes sur site. Mais, nous faisons un petit détour car le capitaine a aperçu une forme noire qui flotte près de la côte. C’est une tortue Luth qui s’est étranglée avec la corde d’un casier de pêcheur. Elle est morte depuis quelques jours et commence à se vider en répandant une odeur désagréable.

(JPEG)

1er site : Nose Reaf
Pour sauter à l’eau, il faut faire une bascule arrière. Ce n’est pas évident car c’est assez haut.
Nous nous retrouvons tous les 5 au mouillage et descendons tranquillement. Jean-Jacques emmène son appareil photo. C’est clair. Les récifs de coraux sont colorés, beaucoup de couleur jaune.

(JPEG)
(JPEG)

Des anémones avec leurs petits crabes et crevettes qui jouent à cache-cache, des coraux mous qui ressemblent à des buissons touffus et qui s’agitent au gré des courants. Une jolie langouste qui agite ses longues pattes et semble nous dire « n’allez pas plus loin, c’est chez moi ! ».

(JPEG)

Un corail cerveau, bien arrondi sert de labyrinthe à de petits gobies.

(JPEG)
Diploria strigosa
(JPEG)

Pause thé, gâteaux en patientant sur le bateau pendant une heure.

2ème site : Rena’s hole
Il y a un peu plus de courant. Dès que nous touchons l’eau, nous dérivons et il faut s’accrocher à la ligne de vie et palmer assez fort et vite pour rejoindre le mouillage. Nous descendons tout de suite.
C’est une forêt de coraux. Grandiose ! Erwann nous fait traverser un tunnel. Quelques langoustes sont accrochées au plafond. Et surprise ! A la sortie du tunnel, une énorme raie pastenague nous attend posée sur le sable.

(JPEG)
Dasyatis americana

Un joli Bothus tourne ses yeux dans tous les sens. Il se déplace et se pose sur une roche un peu plus loin et change de couleur pour se confondre dans le paysage.

(JPEG)
Bothus lunatus

Un petit crabe s’aplatit sur le corail et semble ne pas craindre les piquants de l’oursin diadème.

(JPEG)
Percnon planissimum

Un belle gorgone arborescente rouge déploie ses branches en éventail.

(JPEG)
Eunicella

Philippe essaye d’attirer des Barracudas et soudain presque sous le bateau, nous apercevons un couple de Rémoras. Je ne sais pas si c’est un mâle et une femelle ou la maman et son petit. Ils s’approchent de nous et s’éloignent puis remontent pour se coller au bateau.

(JPEG)
Echeneis naucrates

Retour à l’hôtel, tous les quatre contents de ces plongées d’environ 45 mn à 33 et 15 mètres.
Le club est équipé d’un bac de rinçage et de douches. Nous suspendons les gilets et les combis pour les égoutter et Erwann les rentrera plus tard à l’abri.
13 heures ! Après une bonne douche, il est l’heure de se mettre les pieds sous la table pour un repas rapide, croque Hawaï et poisson cru.
La sieste nous amène vers 16 heures. Ballade en remontant le lit de la rivière parmi les cailloux pour les hommes accompagnés par « le chien » qui n’est pas belge mais allemand et chaise longue pour moi près de la piscine.
Puis, Kubuli, whisky, punch local (moins bon que le martiniquais). C’est bien les vacances ; une bonne journée au grand air, un verre à la main sur la terrasse, une petite brise bien agréable. Nous profitons pleinement de l’instant.
Il y a peu de monde au restaurant ce soir. Au menu, lambi après une soupe de poissons avec un petit fond musical et dodo ...

Un voyage à la Dominique : Seconde partie

Rédaction et dactylographie : Marie-Claire HUET
Photographies : Jean-Jacques PAILHAS
Mise en forme : Christian HIBADE

Réagissez à cet article

         




 

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Accueil | Plan du site | Contact | Espace privé | SPIP