Cette plongée au rocher du Diamant, Ex H.M.S "DIAMOND"de la marine de sa majesté, fût la plongée la plus attendue du SCC28 de Chartres. Car non seulement tous les plongeurs du club ont répondu présent (22) mais aussi une accompagnante courageuse ! soit 24 personnes au total avec moi même. Cela a nécessité l’utilisation de mon semi-rigide de 6m pour cette journée, piloté par Pascal MARC MF1 et président du SCC28.
Rendez vous est pris dès 6h30 avec Pascal accompagné de Brigitte pour commencer le gonflage des 10 blocs empruntés à l’UCPA (le CRESSMA ne pouvant assurer le prêt que du complément), ainsi que la récupération de mon bateau sur remorque à la BA365 à 500m de là. Bien que le RDV des autres plongeurs fût fixé à 7H30, ils ne sont arrivés que 3 quarts d’heure plus tard en raison de problèmes logistiques. Ce retard nous a toutefois permis de prendre notre café (préparé par Brigitte) accompagné de petits gâteaux, mais également de bien préparer les bateaux pour le départ.

Préparation des bateaux

Arrivée des plongeurs
9H15 : départ effectif avec 18 personnes à bord sur l’AB et tout le matériel de plongée et 6 personnes dont l’accompagnant sur le LOMAC Piloté par Pascal. Au fur et à mesure de la navigation, les conditions de mer sont très changeantes jusqu’à leur apogée (avec de bon creux) dans la passe du Four pour rejoindre le rocher du Diamant. Bien plus rapide que l’AB qui affiche un 18 Noeuds au mieux, le Lomac lui, fonce à plus de 22 marquant de temps en temps une pause pour que je puisse le rejoindre.

Lomac piloté par Pascal

Sur le trajet
Pascal assure bien même s’il a failli frôler de près le rocher pour prendre le mouillage ! Une fois les bateaux amarrés sur les mouillages protégés du site et sécurisés par l’ancre de l’AB et sa chaîne de 10, les palanquées se mettent à l’eau non sans avoir donné les dernières indications sur le site.

Les plongeurs se préparent...

...à se mettre à l’eau.
La surprise vient du fait que le courant est plus important que prévu, mais ne pose pas en principe de réelles difficultés jusqu’à la grande arche. Plusieurs palanquées traversent d’ailleurs l’arche avec un bon courant rentrant en tombant "main gauche".

Richard traverse l’arche
Les choses se gâtent pour le retour, car sorti de cette arche il faut prévoir son contournement par le côté. Je tombe à ce moment là sur la palanquée de Lili qui me demande ou se trouvent les bateaux allant dans le sens contraire (aurait-elle voulu faire le tour du rocher ?). Je lui indique la bonne direction mais les N1 qu’elle encadre ne peuvent suivre et qui plus est, sont sur leur réserve. Direction pour elle la surface en étant bien sûr entraînée par le courant. Une autre palanquée a également fait de même et richard mon équipier les rejoint. Je décide de continuer à 3m de profondeur et de rejoindre l’AB dont je suis le pilote afin de tous les récupérer. Même dans le courant mes 130 bars de réserve me le permettent. Arrivé je suis bien content, d’une part de voir que Pascal a déjà pris les devants, et d’autre part, que la brigade nautique en surveillance de ses propres plongeurs sécurisent nos palanquée en attente de récupération.
Après avoir demandé aux plongeurs de ranger tout le matériel sur l’AB et d’aider à la manœuvre, nous partons en récupération dans une mer "déchaînée" (Le diamant se mérite !!!). Un premier plongeur est sorti de l’eau par le boudin et les autres par l’échelle en leur demandant de s’accrocher à un bout qui leur a été lancé. Moteur coupé par sécurité ils sont hissés un à un. Je vante ici les qualités nautiques de nos deux semi-rigides pour cette opération.
Le retour : après avoir bien entendu compté nos plongeurs et rendu compte à la brigade nautique, nous prenons le chemin du retour. Navigation plus tranquille, l’AB monte désormais à 20 Noeuds et le Lomac a besoin de carburant à un demi nautique du club. Pour une fois je suis devant lui ! Il est 13H00 quand les bateaux s’amarrent au ponton sous l’oeil bienveillant du président JMB (aurait-il eu des doutes sur mon pilotage ?)
Le matériel rangé, les blocs mis au gonflage, nous sortons les tables pour prendre notre collation, accompagnée de ti-punch, de bières et d’autres boissons. Cela a également été l’occasion pour nombre de plongeurs du SCC28 d’acheter casquettes et tee-shirt nouvellement réceptionnés au CRESSMA.

Pause repas au Cressma
En conclusion, cela a été une journée mémorable t très conviviale pour le groupe du SCC28, qui remercie par ailleurs vivement les membres du CRESSMA et leur président pour l’accueil chaleureux qui leur été réservé ainsi que pour la mise à disposition de l’infrastructure.

Le groupe au complet, ou presque